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Lecture(S)... Albert Camus / Nicola Chiromonte, Correspondance 1945-1959

Publié le par RMAC

Adhésion annuelle 2020

Correspondance: par Camus Albert Camus Nicola Chiromonte, Correspondance 1945-1959

Edition établie, présentée et annotée par Samantha Novello, Gallimard.

 

Nicola Chiaromonte prend le chemin de l'exil en 1934 et s'installe à Paris. En 1936, il participe à la Guerre d'Espagne dans l'escadrille d'André Malraux, dans son roman l'Espoir, il le prendra comme modèle pour son personnage de Scali, un intellectuel italien qui se dresse contre le fascisme. 
 

Il se réfugie en Algérie en 1941, il rencontre Albert Camus à Oran. Celui-ci, bien qu'en situation précaire, lui offre l'hospitalité dans le petit appartement, rue d'Arsew, mis à sa disposition par la mère de Francine Faure, qui deviendra, peu après son épouse. Nicola Chiaramonte partira ensuite pour les Etats-Unis.

 

Une longue amitié unira ces deux- là, faites de complicités fraternelles, de connivences intellectuelles, d'ententes culturelles. Un échange épistolaire ininterrompu les reliera jusqu'à la disparition de Camus. La dernière lettre de Chairomonte, en date du 15 novembre 1959, évoque la joie de futures retrouvailles lors du prochain séjour de Chiaromonte à Paris…

 

Samantha Novello qui présente et annote cette édition est une grande spécialiste de Camus : Maîtrise en philosophie avec une dissertation sur " Nihilisme et pensée tragique dans la réflexion morale d'Albert Camus ", master de philosophie sur « Totalitarisme et pensée tragique dans l'Homme révolté d'Albert Camus, doctorat "Repenser le politique au-delà du nihilisme : tragédie et politique esthétique dans l'œuvre de Camus et Hannah Arendt". Elle est fréquemment invitée par notre association Les Rencontres Méditerranéennes Albert Camus de Lourmarin. Notre exposition estivale de cette année "Camus l'engagement critique" met en exergue cette longue et féconde amitié. 

CW

Lecture(S)... Albert Camus / Nicola Chiromonte, Correspondance 1945-1959

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Lecture(S)... Mouloud Feraoun, Un écrivain engagé,

Publié le par RMAC

Adhésion annuelle 2020

« Pour saisir, autant qu'il est possible, ce que fut l'Algérie et ce qu'elle est encore, multiple, complexe, là riante et ouverte aux vents du large, là rude et fermée sur elle-même, il faut Camus et il faut Feraoun, il faut connaître Tipasa et il faut connaître Tizi-Hibel. »

 

Dans cette première biographie étoffée, consacrée à Mouloud Feraoun, José Lenzini s’attache à retracer la vie de Mouloud Feraoun objectivement mais avec une certaine tendresse.  Il raconte aussi la vie d’une famille kabyle miséreuse, détaille les us et coutumes, les traditions de la culture kabyle dans une Algérie coloniale.

Mouloud pourra aller à l’école primaire, puis comme Camus, grâce à la bienveillance et à l’intelligence de son instituteur Monsieur Mhiss, à l’obtention d’une bourse, il poursuivra ses études à Tizi Ouzou . 

Feraoun rencontre Emmanuel Roblès à l’école normale de la Bouzarea, pour lui « une accession au paradis terrestre ». Ils seront amis indéfectibles, Robles lui dédiera Les Hauteurs de la ville.  Il sera instituteur puis directeur. Amoureux des mots, de la langue française, Il deviendra un écrivain fertile, un témoin d’une époque révolue. 

 

Plus tard, Il fera la connaissance d’Albert Camus, lui aussi « fils de pauvre ».  Au moment de la parution de ce livre, Feraoun et Camus auraient fêté leurs cent ans. Malgré leur dissension autour du devenir de l’Algérie, Mouloud Feraoun et Albert Camus restèrent amis fidèles, respectueux. L’un et l’autre étaient portés par les mêmes valeurs humaines, l’un et l’autre, malgré leur divergence, ont dénoncé les atrocités d’une guerre fratricide. En 1960, Mouloud Feraoun est inspecteur des centres sociaux, créés à l'initiative de Germaine Tillion. Il fut assassiné par un commando de l’OAS le 15 mars 1962, à quelques jours de la signature des accords d’Évian qui mettaient fin officiellement à la guerre d’Algérie.

Lecture(S)... Mouloud Feraoun, Un écrivain engagé,

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AVRIL

Publié le par RMAC

Adhésion annuelle 2020
AVRIL

Beaucoup cependant espéraient toujours que l'épidémie allait s'arrêter et qu'ils seraient épargnés avec leur famille. En conséquence, ils ne se sentaient encore obligés à rien.

Albert Camus, La Peste, 1947.

Photo : Olivier Gazzano - PhotoGz.fr

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Camus et l'Europe

Publié le par RMAC

Alessandro Bresolin/Léopold Dipoko - Photos : Florian Bouscarle
Alessandro Bresolin/Léopold Dipoko - Photos : Florian Bouscarle
Alessandro Bresolin/Léopold Dipoko - Photos : Florian Bouscarle
Alessandro Bresolin/Léopold Dipoko - Photos : Florian Bouscarle

Alessandro Bresolin/Léopold Dipoko - Photos : Florian Bouscarle

Camus et l’Europe

 

 

Notre ami et membre du CA des Rencontres Méditerranéennes, Alessandro Bresolin a tenu un cycle de conférences sur Camus et l’Europe : l’union des différences à Nice, Marseille, Lourmarin et Avignon. Le fédéralisme est un sujet qui lui tient particulièrement à cœur.

 

En préambule, il revient sur l’intervention de Jean-Clément Martin « Révolté contre révolutionnaire. Faux débat et vraie question » lors des Journées Internationales de Lourmarin 2019, une position qu’il trouve tout à la fois provocatrice et osée : « J’estime que le questionnement de Camus sur la Révolution Française est un thème à part entière »

 

Afin de mieux comprendre la position de Camus sur l’Europe, Alessandro Bresolin commence tout d’abord par rappeler le cadre spatio-temporel de la situation du continent européen de la fin du XIXe siècle jusqu’à nos jours.

L’Europe se parcellise avec la multiplication des états nations du XIXe siècle jusqu’aux années 20.  Le centralisme impose une langue commune, une même culture commune, dégageant ainsi les micro-ethnies.

 

« Camus a toujours vécu dans un état de guerre »

 

Si avant la guerre, l’envie de collaborer entre les nations n’était qu’un débat d’aristo-politiciens, durant ce conflit, émerge une identité commune au sein des différents peuples. En effet, si l’on partage la même souffrance, alors il y a entité et identité communes. Pendant la seconde guerre mondiale, la souffrance de tous permet de s’unir. On observe un élan fédéraliste après la seconde guerre.  Dans Combat, il y a déjà des idées de fédéralisme en Europe.

 

Après la guerre, il faut briser l’état autoritaire grâce à une entité supérieure européenne où les états perdent de leur souveraineté, y compris la France en Algérie.  Pour Camus, une solution envisageable était de fédérer ces régions : un Commonwealth français.

 

Mais Camus, comme Ignazio Silone, est déçu après la guerre : ce sont les mêmes personnes aux institutions qui continuent à exercer.

 

L’unionisme, à contrario du fédéralisme, n’a pas pour objectif de créer une nouvelle civilisation de paix, mais une Europe vue comme une ingénierie sociale et économique, basée sur un schéma économique. Si l’économie européenne se porte bien, alors tout va bien. Camus se retire du combat.  « En 1949, Camus comprend que l’Europe qu’il souhaite, ne sera pas pour demain »

Ni Camus, ni Silone n’ont connu la décentralisation.

F.Bouscarle / © Photo FB

 

 

Alessandro Bresolin  est membre du conseil d'administration des Rencontres Méditerranéennes Albert Camus, un habitué des Journées internationales Albert Camus de Lourmarin organisées par les Rencontres Méditerranéennes Albert Camus, auxquelles il participe régulièrement comme intervenant ou auditeur.

Titulaire d’une maîtrise en Histoire contemporaine à l’Université de Bologne sur " La naissance des mouvements nationaux en Algérie 1924-1954".

Traducteur d’écrivains de langue française (Marc Bloch, Albert Cossery, Armand Guerra, Panait Istrati, Romain Rolland, Pierre Rosanvallon, Hamid Skif, Edmond et Jules de Goncourt, Paul Valéry…).

Il a également publié deux anthologies (Albert Camus, La rivolta libertaria, Eleuthera, 1998 ; Ignazio Silone, Le cose per cui mi batto, Spartaco, 2004), la traduction en italien de la conférence tenue par Camus en 1955 à Athènes sur L’avenir de la civilisation européenne ; enfin, un recueil de poèmes et trois romans.

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Les Rencontres Méditerranéennes Albert Camus recommandent aujourd'hui la lecture de son dernier livre : Albert Camus : L’union des différences – Le legs humain et politique d’un homme en révolte préfacé par Agnès Spiquel.

Pour le commander, vous pouvez télécharger les documents joints.

En documentation jointe : la préface d'Agnès Spiquel, le flyer et bon de commande du livre et la couverture du livre.

Bonne lecture à tous !

 

PRESSE FEDERALISTE

Collection Textes fédéralistes

Albert Camus : l’union des différences

Le legs humain et politique d’un homme en révolte

d’Alessandro Bresolin

Préface d’Agnès Spiquel

Broché / 312 pages - Format : 13,5 x 18,5cm

€ 23 - ISBN : 978-2-9558710-4-1

 

Albert Camus a été l’un des auteurs parmi les plus significatifs et originaux du vingtième siècle. Célèbre surtout pour ses romans, il fut longtemps oublié en tant qu’intellectuel critique et militant sans parti. C’est seulement maintenant que sa figure est pleinement sortie du cône d’ombre où elle était reléguée, celui de la polémique avec Sartre, que les essais et les interventions politiques de Camus, lus sans les lentilles des idéologies, sont évalués pour ce qu’ils expriment réellement. Ses prises de position de gauche libertaire, dans le contexte d’une guerre froide dominée par la logique du « avec moi ou contre moi », tombèrent dans le vide, considérées comme inactuelles. Et aujourd’hui ce sont justement la cohérence et la sincérité de certaines positions, sur le franquisme, la politique soviétique et le communisme, la question algérienne, le fédéralisme européen, la nécessité d’une nouvelle politique méditerranéenne ou la citoyenneté mondiale qui nous fournissent des outils solides pour lire de façon inédite notre passé composé, interpréter et affronter notre présent.Un essai thématique, cet ouvrage, suit le fil de la pensée de Camus et non simplement la chronologie des évènements qui ont marqué sa vie courte mais combien intense.

 

Préface d'Agnès Spiquel

Bon de commande - début de préface - couverture
Bon de commande - début de préface - couverture
Bon de commande - début de préface - couverture

Bon de commande - début de préface - couverture

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Une réinsertion sociale avec Camus II

Publié le par MSR

Pour la deuxième année consécutive, l’Association d’insertion Piaf et les Rencontres Méditerranéennes Albert Camus ont décidé d’organiser une animation autour de Camus et La Peste pour des bénéficiaires du RSA dans l’Espace Ressource Insertion de Sorgues.

Trois ateliers sont prévus, le premier s’est tenu ce 5 mars 2020 avec 6 participants :

Christian, Jean-Claude, Jean-Marc, Leo, Najema et Roselyne.

Après la présentation du livre - le contexte historique, les grands thèmes développés, les personnages - un parallèle a été fait entre cette chronique fictionnelle et le coronavirus qui sévit actuellement.  Chacun a pu s’exprimer sur cette actualité dramatique.

Certains ont choisi d’illustrer quelques passages du roman, d’autres ont préféré sélectionner des articles de presse et les comparer à des extraits du roman.

Le prochain atelier se déroulera le jeudi prochain 12 mars de 13h30 à 16h30.

Michèle R.

Photos : Michèle Robinet
Photos : Michèle Robinet
Photos : Michèle Robinet

Photos : Michèle Robinet

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