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Lecture(S)... La quête de l'Etranger

Publié le par RMAC

Extrait de l'Echo des Rencontres n°13

 

Lecture(S)

En quête de l'Etranger, Alice Kaplan, Ed.Gallimard, 2016

En quête de L'Étranger par Kaplan

En quête de L'Étranger par Kaplan En quête de l'Etranger n'est pas un nouveau livre consacré à l'analyse, à « l'introspection » de ce premier roman de Camus, (La Mort heureuse).

 

Pour Alice Kaplan, brillante universitaire, c'est effectivement une longue quête, une recherche minutieuse pour recueillir tous les éléments, tous les indices, toutes les anecdotes, qui vont constituer la structure, la trame, le squelette, la matière même de L'Etranger .
Elle a compulsé d'abondantes biographies et consulté aussi de nombreux ouvrages en lien avec l'environnement de Camus aussi bien en Algérie (Alger, Oran…) qu'en France (Paris, le Panelier…). Ceux qui parlent des paysages plongés dans la lumière éblouissante de l'été algérois, ceux des crépuscules gris, des jours d'insouciance, de guerre, de mort, de maladie … Elle a collecté d'autres détails précieux en se rapprochant d'éminents camusiens.
Elle va mettre en exergue les expériences, les mauvaises comme les bonnes, les échecs de sa vie, ses tourments, tout ce qui a alimenté, véritablement et subtilement le roman.

 

C’est une compilation un peu similaire que Camus lui-même consignait dans ses cahiers, les moments tragiques ou comiques, les lectures, les films, l'actualité prégnante d'alors, et qui, au fil du temps allait donner vie et nourrir ses personnages, peindre le décor de l'action, trouver le ton qui convient, pour en faire de subtiles combinaisons, des connexions et aboutir enfin à ce roman. 
Si pour certains  
L'Etranger  reste encore et toujours abscons, cette lecture pourrait ouvrir des horizons pour mieux comprendre la personnalité de Camus et en filigrane, celle de Meursault.

 

MSR

Lecture(S)... La quête de l'Etranger

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Lecture(S) ... La promesse de l'aube

Publié le par RMAC

Extrait de l'Echo des Rencontres n°13

 

Lecture(S)

La promesse de l’aube, Romain Gary, Ed.Gallimard, 1960

Un clin d’œil à Camus...

Il y a certes des arrangements,beaucoup quand même, avec la réalité, mais écrire en travestissant ce n'est pas toujours mentir. C’est vivre, rêver par procuration. C'est tenter de guérir de ses meurtrissures. C'est embellir la vie ...

J'ai particulièrement apprécié le passage où Romain rencontre Camus chez Gallimard, alors qu'il vient d'apprendre la mort de son père dans de tragiques circonstances. Le ressenti de cette rencontre et le soutien fraternel de Camus en la circonstance, tels que racontés dans ce chapitre ne sont pas factices.

MSR

 

 

Lecture(S) ... La promesse de l'aube

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Lecture(S) ... Le dernier été d’un jeune homme

Publié le par RMAC

Extrait de l'Echo des Rencontres n°13

 

Lecture(S)

 

Salim Bachi a musardé avec bonheur, grâce et talent dans plusieurs œuvres telles que le Premier Homme, Noces, l’Eté – La mer au plus près, L’Etranger,   La Chute … références très prégnantes quelquefois pour rédiger l'histoire personnelle d'un jeune garçon puis d'une homme jeune, Albert Camus. Il s'est, bien sûr, aussi inspiré, des biographies émérites consacrées à Camus, particulièrement à celle de Roger Grenier « Albert Camus Soleil et ombre ». Avec une grande sensibilité, Bachi, né cinquante- huit ans après Camus, se reconnait en ce jeune homme solaire, épris de liberté, de justice qui veut croquer la vie à pleines dents mais qui ne peut le faire tout à fait à cause d'une cruelle maladie.  La jeune femme rencontrée sur le bateau en partance vers l'Amérique du Sud prénommée Moira ressemble étrangement à Mi. Intéressant et émouvant de retrouver d'autres détails.
Une écriture spirituelle empreinte de poésie. Un hommage vibrant tout en émotion. Une belle après-midi de lecture.

MSR

 

 « Le cœur empli de joie, je respirai cet air chaud et parfumé qui dilatait mes poumons. Le monde exultait autour de moi et je retrouvais mon souffle, celui que la maladie avait presque éteint. J’oubliais les dieux enseignés par nos professeurs. Ici, sous le ciel, contre la mer, la philosophie avançait pieds nus. C’était cette image que je voulais fixer pour l’éternité. »

 

« Une brise ténue agitait des pins parasols recourbés comme des vieillards. Plus haut, un phare surplombait les ruines et saluait l’horizon en fuite. De la mer montait le son caverneux de l’eau soupirant dans la roche. Ce baiser des Titans et des Nymphes se répercutait dans l’atmosphère chargée d’humidité. »
 

Lecture(S) ... Le dernier été d’un jeune homme

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